
Délimitée au sud et à l'ouest par la mer, la Cornouaille possède des limites plus difficiles à appréhender au nord et à l'est...
C'est au cinquième siècle après J.C. que le terme "
Cornouaille " est employé pour la première fois pour désigner la
partie sud ouest de la Bretagne. Il semble que cette appellation
découle d'une forte présence des " bretons " (issus de ce qui
correspond aujourd'hui à la Grande Bretagne) de la famille des
Cornovii, originaire du nord ouest du Pays de Galles.
Mais c'est surtout le diocèse de Cornouaille, né au Moyen
Age, qui a marqué l'histoire de cette région bretonne. La
Cornouaille est alors très étendue, divisée en deux
doyennés (le Poher et la Cornouaille).
Dans la Bretagne féodale, c'est un comté dont le siège est Quimper et les fiefs dépendants Châteaulin, Gourin, Rosporden, Quimperlé, Concarneau, Pont-L'abbé, Pont-Croix, Porzay, et même Crozon, Landévennec, Le Faou et Poher.
copyright Pascal Perennec
La loi du 22 décembre 1789 ordonne la division de la
Bretagne en cinq départements. La Cornouaille est alors quasi
entièrement rattachée au Finistère (sauf Le Faouët et Gourin,
rattachés au Morbihan). Elle perd ainsi quelque peu sa légitimité
administrative, mais pas son histoire et sa culture.
Riches de cette forte identité, les acteurs du territoire cornouaillais ont toujours eu un réflexe de travail en commun. Le " Pays de Cornouaille " existait déjà dans les faits, la loi d'orientation pour l'aménagement et le développement durable du territoire votée le 25 juin 1999 lui a permis de retrouver une légitimité administrative.